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Avocate, experte en tourisme et environnementaliste, Aude Vivès, en tête dans la course à la mairie de Prades, Pyrénées-Orientales

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par Sean Hillen

Reflet de la désillusion nationale croissante à l'égard de ce que l'on appelle la « politique de confrontation », plus de candidats indépendants que jamais briguent des postes dans les conseils municipaux lors des élections qui se tiennent ce week-end.

Les résultats de l'élection locale nationale, avec un nombre si important de ce que l'on appelle des « listes citoyennes participatives » et de candidats se présentant « sans étiquette » (sans étiquette partisane), pourraient contribuer à remodeler le visage politique de la France, peut-être pour des générations à venir.

Selon un article dans Maire-info, sur les quelque 890 000 candidats en lice dans les élections locales à l'échelle nationale, environ 574 400 appartiennent à une liste sans étiquette politique — soit près de 65 % de l'ensemble des candidats. On note également une forte augmentation du nombre de candidates féminines, avec la possibilité que 25 % des maires soient des femmes, contre 19,8 % aujourd'hui.

Cette situation se retrouve dans l'élection du maire de Prades, une ville tranquille et charmante au cœur du pittoresque département des Pyrénées-Orientales, dans la région du Languedoc, dans le sud de la France.

Ici, Aude Vivès, avocate de 41 ans, vice-présidente du Conseil Départemental et présidente de l'Agence de Développement Touristique des Pyrénées-Orientales, se présente à la mairie de Prades avec sa « liste » en tant que candidate indépendante lors d'une élection qui se tient ce week-end.

En termes électoraux français, une « liste » désigne un groupe de candidats qui se présentent ensemble.

« Les gens en ont assez de ce que j'appelle la "politique de confrontation", où les anciens élus partisans, au lieu de se concentrer sur les préoccupations des personnes qui les ont élus, cherchent simplement à battre le parti adverse », déclare Aude, également environnementaliste passionnée, qui est arrivée à l'entretien à vélo et en est repartie vers minuit. « Au lieu de gouverner et d'adopter des lois qui permettent aux gens ordinaires de jouir d'une vie décente et de qualité, un nombre croissant de personnes estiment qu'ils se concentrent uniquement sur les différences entre leur parti et l'autre. La vision étroite veut que si vous n'êtes pas à Gauche, vous êtes à Droite, si vous n'êtes pas rouge, vous êtes jaune. C'est faux. Au lieu de travailler ensemble vers un consensus et le bien général de la société dans son ensemble, ils travaillent les uns contre les autres, et donc contre les gens ordinaires. Regardez ce qui se passe aux États-Unis en ce moment — hélas, la situation politique a engendré des divisions au sein de la société. »

Prades, comme beaucoup de petites villes et villages des Pyrénées-Orientales, et plus largement du Languedoc, fait face à des difficultés économiques. Prades accueillait autrefois un secteur minier et métallurgique florissant sur les flancs du massif du Canigou. Principal employeur de la région, les dernières mines et forges ont fermé dans les années 1940. En conséquence, de nombreuses familles ont dû quitter la région pour trouver du travail ailleurs.

Prades possédait également une usine de talc et de transformation, produisant des poudres et produits dérivés. Cette usine a fermé à la fin des années 1950. La ville comptait aussi des artisans spécialisés dans le travail des métaux, notamment des orfèvres et des joailliers. Ce secteur économique a également considérablement rétréci. La région produisait aussi de la glace naturelle, mais l'avènement de la réfrigération y a mis fin.

Que reste-t-il alors ? Une population à bout de souffle, frustrée — mais accueillante — qui cherche désespérément des emplois et des perspectives pour subvenir aux besoins de ses familles.

Un secteur porteur d'espoir pour l'avenir est celui du tourisme.

« Nous disposons ici d'un patrimoine social, historique, artistique et culturel catalan très distinctif, unique et extrêmement riche à offrir aux visiteurs de cette région, qu'ils viennent d'autres régions de France ou d'autres pays », explique Aude lors d'un entretien en tête-à-tête de deux heures, évoquant Pau (Pablo) Casals, célèbre violoncelliste, compositeur et chef d'orchestre catalan, ainsi que Pompeu Fabra, éminent linguiste catalan. « La ville de Ria-Sirach, près de Prades, est traditionnellement considérée comme le berceau de l'identité catalane. Mais, comme d'autres régions françaises qui l'ont fait avec succès, nous devons créer et façonner notre récit pour répondre aux attentes et aux besoins des voyageurs — ce que nous n'avons pas encore accompli. C'est une mission, une tâche que mon équipe et moi souhaitons entreprendre, pour célébrer notre patrimoine. Un secteur touristique dynamique créera des retombées économiques et des emplois bienvenus. »

En matière de liens culturels et touristiques internationaux, Aude — en tant que présidente de l'Agence de Développement Touristique des Pyrénées-Orientales — s'est montrée très enthousiaste à propos d'une lettre reçue il y a quelques jours depuis Paris, de la part de Niall Burgess, ambassadeur d'Irlande en France, saluant le partage des liens culturels celtiques entre l'Île Émeraude et la Catalogne, dont le patrimoine a des origines celtiques, ibériques et romaines.

Dans sa lettre, Niall écrit : « Historiquement, la France et l'Irlande entretiennent des liens très étroits, sur les plans culturel, social et économique. La Saint-Patrick est l'occasion de célébrer ces liens. Cette année, la Saint-Patrick sera fêtée dans des villes et lors de festivals à travers toute la France. Je comprends qu'une nouvelle initiative soit à l'étude pour lancer un nouveau festival de la Saint-Patrick dans les Pyrénées-Orientales. Nous accueillerions favorablement l'extension de cette célébration mondiale à une région de France qui accueille chaque année un nombre croissant de visiteurs irlandais, et souhaitons beaucoup de succès à ceux qui participent à la discussion de cette initiative. »

 

Aude a répondu : « C'est une nouvelle merveilleuse qui vient soutenir le développement du tourisme international que mon équipe et moi envisageons. Nous poursuivrons certainement cette voie de coopération internationale — elle offre un fort potentiel. »

Vivès, qui dirige une « liste » de 29 membres aux élections locales, tous spécialisés dans des domaines différents tels que l'immobilier, l'hôtellerie et la finance, ainsi que deux « suppléants », estime que son expérience d'avocate et ses six années de service public — notamment en tant que vice-présidente du Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales en charge du tourisme et des loisirs — font d'elle une candidate solide.

 

« Je comprends le fonctionnement du système français, tant sur le plan juridique qu'en termes de navigation dans ce que certains considèrent comme un labyrinthe de bureaucratie », dit-elle. « Mais une fois que l'on comprend le système, on peut s'y mouvoir efficacement et faire avancer les choses au bénéfice de tous. Je suis pleinement confiante dans ma capacité à y parvenir. »

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​​​Sean Hillen est un ancien correspondant à l'étranger pour le Times (Londres), l'Irish Times (Dublin) et le magazine Time (New York). Ancien président de la Commission Fulbright américaine, dotée d'un budget de plusieurs millions de dollars, il est également l'auteur de plusieurs ouvrages et a auparavant travaillé au Centre des médias des Nations Unies à New York. 

Lawyer, tourism expert and environmentalist, Aude Vivès, leads in race for Mayor of Prades, Pyrénées-Orientales

by Sean Hillen 

Reflecting the growing national disillusion throughout France with what is termed ‘confrontational politics,’ more independent candidates are vying for local council positions than ever before in elections taking place this weekend.

 

The results of the national local election, with so many of what is termed ‘participatory citizen lists,’ and candidates running ‘sans étiquette’ (without a party label) taking part, may help re-shape the political face of France, perhaps for generations to come.

 

According to an article in 'Maire-info,' an online news publication newsletter published by the Association des maires de France (AMF) and aimed mainly at mayors and local government officials, out of the roughly 890,000 candidates running in the local elections nationwide, about 574,400 belong to a list with no political label — nearly 65% of all candidates. There is also a sharp increase in the number of female candidates, with the possibility there could be 25% of female mayors, compared to today where the figure is 19.8%. 

 

Such a situation is mirrored in the election for the Mayor of Prades, a quiet, charming town in the heart of the scenic Pyrénées-Orientales department in the Languedoc region of southern France.

 

Here, 41-year-old lawyer, Aude Vivès, who is now vice-president of the Departmental Council and President of the Pyrénées-Orientales Tourism Development Agency, is running for Mayor of Prades with what is called her ‘list’ as an Independent candidate in an election that takes place this weekend.

 

In French electoral terms, a ‘list’ is the term given to a team of candidates who put them themselves forward as a group in the election.

 

“People are tired of what I term ‘confrontational politics’ where previous party political leaders who were elected but instead of focusing on the issues that concerned the very people who elected them, they instead focus on simply beating the other party,” said Aude, who is also an avid environmentalist and arrived for the interview on a bicycle, leaving on it to go home around midnight. “Instead of governing and passing laws that help ordinary people enjoy decent, quality lives an increasing number of people believe they focus simply on the differences between their party and the other one. The narrow view is that if you are not Left, you are Right, if you are not red, you are yellow. This is wrong. Instead of working together towards consensus and the general good of society as a whole, they work against each other, and thus against ordinary people. Look at what is happening in the United States right now, sadly, the political situation has caused divisiveness within society.” 

 

Prades, like many such small towns and villages throughout the Pyrénées-Orientales region, indeed throughout Languedoc, face economic hardships.  Prades once hosted a thriving mining and smelting sector around the slopes of the Canigou Massif. A major employer, the last of the mines and forges were closed in the 1940s. As a result, many families had to leave the region, seeking jobs elsewhere.

 

Prades also had a thriving talc and processing plant, processing the mineral into powders and related products. That plant was closed in the late 1950s. The town also once had specialised metalworking artisans including gold and silversmiths. This economic sector has also shrunk dramatically in size. The region also produced natural ice, but the onset of refrigeration put an end to that.

 

So what is left? A struggling, frustrated - yet friendly - population desperately seeking jobs and careers to support their families.

 

One sector that can provide hope for the future is tourism.

 

“We have very distinct, unique and extremely interesting Catalan social, historical and arts and cultural heritage right here to offer tourist visitors to this area, whether they are from other parts of France, or other countries,” said Aude during a two-hour, one-on-one interview, mentioning Pau (Pablo) Casals, a well-known Catalan cellist, composer and conductor, as well as Pompeu Fabra, an important Catalan linguist. “The town of Ria-Sirach, near Prades, is traditionally considered the birthplace of Catalan identity, sometimes called the ‘cradle of Catalonia. But, like other French regions who have done so successfully, we need to create, to shape our story to meet the needs and wants of travellers, and we haven’t accomplished that yet. That’s a mission, a task I and my team would like to tackle, to celebrate our heritage. A thriving tourism sector will create economic benefits, and welcome employment.”

 

In respect of international cultural and tourism links, Aude - as President of the Pyrenees-Orientales Tourism Development Agency was extremely positive about a letter received a few days ago from Paris, from Niall Burgess, the Ambassador of Ireland to France, welcoming the sharing of Celtic cultural links between the Emerald Isle and Catalonia, the Catalan heritage having Celtic, Iberian and Roman origins.

 

In his letter, Niall said, ‘Historically, France and Ireland have enjoyed very close bonds, culturally, socially and economically. St Patrick’s Day is an opportunity to celebrate these links. This year, St Patrick’s Day will be celebrated in towns and at festivals across France. I understand that a new initiative is under discussion which could initiate a new St Patrick’s Festival in the Pyrénées-Orientales. We would welcome an expansion of this global celebration to a region of France which welcomes growing numbers of Irish visitors every year and wish those involved in discussing this initiative every success.’

 

Aude said in response, “This is wonderful news and gives welcome support to the development of international tourism that my team and I are considering. We will definitely pursue this avenue of international co-operation, it offers strong potential.”

 

Vives, who heads a ‘list’ of 29 members in the local elections, all members specialising in different subjects such as real estate, hospitality and finance, plus two ‘substitutes,’ or ‘alternatives’ also considers her experience as a lawyer and her six years of public service especially in tourism, including vice-president of the Departmental Council of Pyrénées-Orientales in charge of tourism and leisure, makes her a strong candidate.

 

“I understand how the French system works, both in legal terms and in terms of dealing with what some consider to be a labyrinth of bureaucracy,” she said. “But once you understand the system, you can maneuver your way through it efficiently and make things work well on behalf of all people. I am fully confident in my ability to do exactly this.”

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Sean Hillen is former foreign correspondent for the Times newspaper, London, The Irish Times, Dublin and Time magazine, New York. A former chairperson of the the multi-million dollar US Fulbright Commission, Sean is also an author of several books and previously worked at the United Nations Media Center in New York. 

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