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Le PARIs

d’un président visionnaire pour accueillir l’avenir d’une Europe

de la Defense forte

au service de la paix et de la sécurité 

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Par Ingrid Vaileanu, rédactrice en chef et 

Dr. Florin Paun, éditorialiste,

expert international innovation, évolutions des stratégies nationales et outils d'innovation, conseillers de plusieurs pays et entrepries

news@interviewfrancophone.net 

Le président français Emmanuel Macron a effectivement réussi à réunir à Paris 35 États, dont une majorité de pays européens, ainsi que le Canada et deux émissaires américains de Donald Trump (Steve Witkoff et Jared Kushner). L’objectif de ce sommet historique était d’activer la Coalition des Volontaires pour préparer l’après-guerre en Ukraine, en définissant des garanties de sécurité solides et un cadre pour une force multinationale après un éventuel cessez-le-feu. Les dirigeants ont signé une déclaration commune sur ces engagements, marquant une convergence opérationnelle entre l’Ukraine, l’Europe et les États-Unis.

 

À l’issue de cette journée historique à Paris, le Président Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse (en présence d’un nombre impressionnant de journalistes des médias européens et internationaux accrédités pour l’événement au Palais de l’Élysée), entouré de Volodymyr Zelensky, du Premier ministre britannique Keir Starmer, du chancelier allemand Friedrich Merz et des deux émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.

« Nous avons, sur la base de tout le travail accompli au cours des derniers mois, consolidé notre approche avec la mise en place de mécanismes de surveillance du cessez-le-feu qui seront placés sous un leadership américain, mais avec des contributions de plusieurs États qui ont marqué leur disponibilité », a expliqué le président français.

 

Steve Witkoff a salué des garanties de sécurité « en grande partie finalisées » et mis l’accent sur l’avenir de l’Ukraine. « Une économie robuste est étroitement liée au protocole de sécurité pour que l’Ukraine soit autonome. Le président [américain] ne renie jamais ses engagements, nous serons là pour les Ukrainiens », a-t-il assuré. Jared Kushner, de son côté, est resté prudent : « Cela ne signifie pas que nous allons aboutir à la paix, mais la paix ne serait pas possible sans les progrès réalisés ici aujourd’hui. »

Ces engagements passent par « des forces armées ukrainiennes robustes, capables de dissuader de futures attaques », « une force multinationale de dissuasion » et « des engagements contraignants pour soutenir l’Ukraine en cas de future agression russe ». Enfin, l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne constitue « une garantie de sécurité essentielle en soi et un pilier central de notre offre de prospérité transformatrice ».

 

“À court terme, nous continuerons d’apporter notre soutien à l’Ukraine et à maintenir la pression sur la Russie afin de réduire son effort de guerre. Face à l’unité des Américains, des Européens et des Ukrainiens, la balle est plus que jamais dans le camp de la Russie pour enfin cesser ses bombardements et accepter un cessez-le-feu.” avait précisé le Président francais Emmanuel Macron.

 

“La Déclaration de Paris - Des garanties de sécurité robustes pour une paix solide et durable en Ukraine “ inclut 5 points au jour d’après le cessez-le-feu (Source Elysée: https://www.elysee.fr/front/pdf/elysee-module-25793-fr.pdf)  :

1.             La mise en place d’un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, sous leadership américain et avec les contributions de plusieurs États.

2.             Le soutien aux forces armées ukrainiennes, qui sont et resteront la première ligne de défense et de dissuasion.

3.             La poursuite de la mise en place d’une force multinationale pour l’Ukraine, dans les mers, les airs et sur le sol, destinée à être une force de réassurance le jour d’après le cessez-le-feu et en retrait de la ligne de contact.

4.             La traduction juridique de ces engagements afin de soutenir l’Ukraine en cas de nouvelle agression de la Russie après un cessez-le-feu.

5.             Le soutien économique et à la reconstruction de l’Ukraine, ainsi qu’une coopération de défense au long cours avec l’Ukraine.

Cette rencontre était coprésidée par le président français, Emmanuel Macron, et par le Premier ministre britannique, Keir Starmer. Il a été décidé d’établir une cellule de coordination États-Unis/Ukraine/Coalition au quartier général opérationnel de la Coalition à Paris.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, s’est félicité des avancées réalisées sur les mesures concrètes qui pourraient être prises en vue de parvenir à une paix juste et durable en Ukraine. Il a salué les efforts déployés par les États-Unis pour mettre fin au conflit et la détermination des Alliés à contribuer aux garanties de sécurité. Il a rappelé le soutien précieux que les Alliés et les partenaires apportent à l’Ukraine, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les contributions pour aider le pays à assurer sa défense contre les attaques russes.

De son côté, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a détaillé ce déploiement, expliquant qu’il s’agissait de mettre « en place des centres militaires à travers l’Ukraine et de construire des installations protégées pour les armes et l’équipement militaire afin de soutenir les besoins de défense de l’Ukraine »

Si la France et le Royaume-Uni sont impliqués dans le déploiement de forces armées, d’autres pays européens se montrent plus réservés. Les Échos soulignent notamment que « certains pays préféreront apporter un appui logistique, comme l’Italie, la Pologne ou la Roumanie, plutôt que des soldats ».

Le chancelier allemand Friedrich Merz a précisé que la contribution de son pays nécessiterait l’accord du Bundestag et qu’il limiterait le déploiement de troupes aux seuls pays voisins de l’Ukraine, rapporte Euronews.
La contribution espagnole n’est pas encore fixée, mais le Premier ministre Pedro Sánchez s’est réjoui des avancées : « La porte est ouverte pour que 2026 soit l’année de la fin de la guerre. C’est une très bonne nouvelle » (Euronews).

Le Premier ministre belge a indiqué sur X que l’aide de son pays « portera en particulier sur la mise à disposition de capacités aériennes et maritimes, ainsi que sur des efforts dans le domaine de la formation ». Euronews souligne par ailleurs que la Turquie « participera à l’opération en apportant un soutien maritime ».

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Au regard de sa stabilité, de sa position stratégique et de ses nouvelles compétences, la Roumanie pourrait devenir un pays européen incontournable en matière de formation et d’innovation souveraine dans le domaine de la défense, grâce à une politique visionnaire d’achats et de transferts de technologies européens sans précédent. Elle pourrait ainsi servir d’exemple dans la construction d’une Europe de la défense et de l’innovation forte.

Le président de la Roumanie, Nicușor Dan, a tenu une conférence de presse à l’Ambassade de Roumanie à Paris, à l’issue de sa participation à la réunion des chefs d’État et de gouvernement de la « Coalition de la volonté ».

(https://www.presidency.ro/ro/media/declaratii-de-presa/declaratiile-de-presa-sustinute-de-presedintele-romaniei-nicusor-dan-dupa-participarea-la-reuniunea-sefilor-de-stat-si-de-guvern-ai-coalitiei-de-vointa)

« Aujourd’hui, une étape importante a été franchie : d’une part, un document public a été adopté par tous les États participant à cette “Coalition de la volonté”. Plus important encore, à la suite d’un travail mené par les équipes techniques, les chefs d’état-major, les conseillers en sécurité et d’autres experts, un document militaire — non public — a été élaboré. Ce document précise concrètement comment ces garanties de sécurité seront mises en œuvre, quelles sont les responsabilités assumées par chaque participant à la Coalition et qui coordonne chacun des éléments de garantie. Il est particulièrement significatif que les États-Unis fassent partie de ces garanties de sécurité, ce qui témoigne d’un partenariat transatlantique solide et envoie un message d’unité et de dissuasion à l’égard de la Russie », a déclaré le président de la Roumanie lors de sa conférence de presse.

En effet, la France constitue déjà une composante importante du système de sécurité de la Roumanie, avec la présence de troupes françaises sur son territoire, poursuivant des objectifs communs de sécurisation de la mer Noire. Cette coopération s’accompagne également d’investissements français dans l’industrie roumaine de la défense, notamment chez IAR, ainsi que d’opportunités de collaboration dans le cadre de l’initiative SAFE.

« Ce que nous voulons aujourd’hui, c’est que les investissements apportés par le programme SAFE dans notre secteur de la défense deviennent permanents », avait déclaré le président roumain à l’issue de sa rencontre avec son homologue français en décembre 2025.

Dans le contexte de ces évolutions, qui peuvent susciter des inquiétudes mais aussi représenter des opportunités pour un avenir meilleur, notamment en matière d’actions géopolitiques, les présidents des États participant à la « Coalition de la volonté » préparent tous des plans et des projets majeurs pour leurs pays respectifs.


Interrogé sur les projets d’État de la Roumanie et sur le rôle de l’Europe dans cet avenir souhaitable, le président roumain, Nicușor Dan, a rappelé l’importance de la collaboration avec l’ensemble des parties prenantes et la nécessité de comprendre un destin commun, à travers des partenariats équitables entre les États, en particulier dans le cadre de l’Union européenne :

« Merci, c’est une question très sérieuse. Pour élaborer un projet national, il faut des contributions de nombreuses catégories professionnelles. Personnellement, je souhaite au minimum que nous disposions d’une stratégie économique dans laquelle nous identifiions, par exemple, notre avantage compétitif et, par conséquent, les domaines que nous devons stimuler ; quels sont les secteurs où la balance commerciale est nettement négative pour la Roumanie et ce que nous devons faire pour la compenser. C’est une question qui me préoccupe et sur laquelle nous avons déjà engagé des discussions avec des experts. Probablement que, même si ce n’est pas une stratégie complète, nous devrions avoir au moins une orientation d’action d’ici six mois. »

« Je pense que, parmi les priorités pour la Roumanie en 2026, il est très important de définir notre projet concernant les fonds européens pour la période 2028-2034. En effet, au cours de l’année 2026, des négociations auront lieu au sein de l’Union européenne sur le budget de l’Union et, par conséquent, sur les fonds européens qui reviendront à la Roumanie. Il s’agira de déterminer comment la Roumanie peut rattraper son retard en matière de développement et d’innovation, un domaine de plus en plus crucial dans l’économie mondiale. Nous devons nous assurer que des pays moins développés comme la Roumanie bénéficient du budget très ambitieux que la Commission propose pour la recherche et l’innovation, car jusqu’à présent, nous avons pratiquement peu bénéficié du programme “Horizon”. Toutes ces questions nécessitent de rassembler des experts capables de proposer des réponses cohérentes », a assuré le président de la Roumanie lors de sa conférence de presse organisée à l’ambassade de Roumanie à Paris, au Palais de Béhague.

« Nous sommes convenus que les Roumains vivant à Paris jouent un rôle important en tant que catalyseurs de la coopération franco-roumaine. Nous avons également convenu qu’il est essentiel de leur offrir un soutien afin d’encourager davantage le développement des liens entre nos pays », avait souligné le président Nicușor Dan lors de sa première visite officielle à Paris en décembre 2025. Il bénéficie en effet d’une forte sympathie au sein de la diaspora scientifique et de l’innovation, notamment illustrée par le Sommet annuel de Paris de la diaspora scientifique et de l’innovation, et se distingue également par son parcours exceptionnel de médaillé d’or olympique en mathématiques.

Déjà la grandeur de l'Europe réside dans les efforts et l'action au service de ses citoyens surtout dans les moments difficiles. Ainsi, l'avion officiel du Président roumain qui revenait en Roumanie de la reunion de la Coalition des Volontaire à Paris avec 24 heures de retard du départ de Paris à cause des problèmes climatiques a été escorté par deux F-18 qui ont rejoint l’avion Spartan à bord duquel se trouvaient le Président Nicușor Dan et la délégation de journalistes roumains au moment où celui-ci est entré dans l’espace aérien suisse. La Roumanie avait aidé la Suisse après l’incendie de Crans-Montana pour le transport des victimes de l' accident tragique en Suisse et il s’agissait donc d’une mission en signe d’appréciation envers la Roumanie et son aide et solidarité pour les victimes. 

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