Suivons un vrai LEADER de la Team France Export ! 

Interview en exclusivité pour l'édition spéciale 

Visionnaires du 21ème siècle

avec 

Christophe Lecourtier

General Director

BUSINESS FRANCE

Interview Francophone : Quels sont les objectifs de Business France dans les 5 prochaines années ? 

 

Christophe Lecourtier : Nous poursuivons un double objectif : en premier lieu, « plus d’exportateurs et plus d’exportations », car le nombre d’entreprises exportatrices françaises est bien trop faible comparé à celui de nos voisins allemands et italiens ; en second lieu, accueillir davantage encore d’investisseurs étrangers créateurs d’emplois en France. Pour y parvenir, j’ai initié une rénovation complète du dispositif public pour l’accompagnement des entreprises à l’export ; une rénovation qui contribuera également à renforcer l’attractivité de nos territoires et l’efficacité de l’aide apportée aux investisseurs étrangers en France. 

Ce projet part d’un constat lancinant : les acteurs au service de l’internationalisation des entreprises françaises travaillent chacun dans leur coin alors qu’ils exercent des missions complémentaires. En s’unissant, ils doivent donc pouvoir être plus efficaces, aussi bien individuellement – chacun se spécialisant dans son domaine d’excellence – que collectivement – leurs missions étant davantage coordonnées. L’idée est simple, la difficulté toute d’exécution.

En 2018, nous avons créé une Team France Export qui a vocation à réunir tous ces acteurs, qu’ils soient publics ou privés. Ensemble, nous allons proposer aux PME et ETI un dispositif unifié, complet et personnalisé d’accompagnement à l’export, avec un guichet unique en Région et un seul correspondant de Team France Export dans chaque pays.

Avec Bpifrance et les Chambres de commerce et d’industrie, nous avons installé dans les territoires un réseau de 250 « conseillers internationaux » disposant de l’ensemble des informations et opportunités sur les marchés étrangers. Ils apporteront aux entreprises les meilleures solutions de marché, de financement et de garantie, en fonction de leur maturité et de leurs moyens. 

Une plateforme numérique commune – la « plateforme régionale des solutions » – sera déployée à partir du mois d’avril. Elle regroupera les offres d’accompagnement et de financement publics à l’export et le meilleur des offres du secteur privé, aux fins de détecter, préparer et orienter les primo-exportateurs. Elle sera adossée à une base de données partagée par les Régions, Business France et les CCI, qui permettra d’assurer de manière mutualisée et personnalisée le suivi des entreprises.

À l’étranger, Business France a initié la mise en place d’un correspondant unique Team France Export en concédant son activité dans certains pays à un acteur public ou privé. Nous venons de le faire en Norvège, à Singapour, en Belgique, en Hongrie, aux Philippines et au Maroc. 

Les cinq prochaines années seront consacrées à l’optimisation de ces guichets uniques, en France comme à l’international.

 

 

Interview Francophone : Quelle est l'évolution des relations de la France avec les membres de l'UE en termes d'exports français et d'accueil des investissements européens en France ?

 

Christophe Lecourtier : Étant donné sa proximité et sa prospérité, le marché intérieur européen est la destination la plus évidente pour nos entreprises. L’Union européenne demeure notre première région d’exportations, loin devant les autres continents. En 2018, nos exportations ont progressé plus fortement vers les pays de l’Union (+4,5 %) que vers le reste du monde (+3,1 %). Les pays ayant contribué le plus fortement à cette sont l’Espagne, la Belgique et l’Allemagne. Celle-ci demeure notre principal client en 2018 (70,7 Mds€), suivie des États-Unis (38,4 Mds€) puis de l’Espagne (37,6 Mds€). Notre déficit commercial vis-à-vis de l’Union européenne s’est réduit l’année dernière de 3,7 Mds€.

Si l’on considère les investissements, l’Union Européenne conserve sa première place de premier investisseur en France, avec environ 60 % des projets d’investissement étrangers. L’Allemagne, l’Italie et la Grande-Bretagne sont les principaux pays européens investisseurs. Viennent ensuite la Belgique, la Suisse, les Pays-Bas et l’Espagne. 

 

 

Interview Francophone : Quelle est votre meilleure expérience a Business France ?

 

Christophe Lecourtier : La plus récente est bien évidemment d’avoir réussi à réunir des acteurs publics de l’export qui, jusqu’ici, travaillaient chacun de leur côté, malgré leur complémentarité manifeste. Réussir enfin à mettre en commun efficacement nos expertises et nos équipes au service de la projection à l’international de nos entreprises, quelle satisfaction ! C’est un témoignage fort de la capacité d’adaptation de la sphère publique à la nouvelle donne mondiale et donc une très bonne nouvelle pour notre pays et notre économie.

 

 

Interview Francophone : Quel conseil et souhait avez-vous pour vos potentiels partenaires d'affaires de la France (pour augmenter les exports français et l'investissement étranger en France) ? 

 

Christophe Lecourtier : Mon conseil est simple : rejoignez-nous, intégrez la Team France Export ! Et cette offre s’adresse particulièrement cette année aux acteurs privés de l’accompagnement à l’export. Le 6 février, nous avons signé une convention avec les Conseillers du commerce extérieur de la France. Actuellement, nous démarchons les sociétés de négoce et les sociétés d’accompagnement à l’international ainsi que les Chambres de commerce et d’industrie à l’étranger. L’objectif est que toutes fassent valoir leurs services au sein de la Team France Export en complément de ceux que nous offrons déjà à nos clients – je pense, par exemple, à l’établissement d’une représentation commerciale ou à la création de filiale, aux conseils juridiques et fiscaux, ou encore au portage salarial et à l’hébergement.

 

 

Interview Francophone : Face à l’ébullition entrepreneuriale en France, particulièrement dans le numérique, comment Business France intègre dans ses stratégies d'accompagnement à l'export ce nouveau vivier de jeunes pousses ?

 

Christophe Lecourtier : Depuis près de sept ans, Business France a fait de l’accompagnement des start-ups à l’international une priorité de son action. Nous avons mis en place un triptyque de services d’internationalisation destinés à couvrir les besoins des start-ups aux différents stades de leur développement. Nous accompagnons les débutantes en recherche de notoriété et de financement sur des événements mondiaux incontournables de la Tech. Aux start-ups plus avancées, nous proposons des programmes d’immersion dans un pays – les French Tech Tour et les French Tech Days – pour les préparer à s’implanter efficacement sur le marché sélectionné. Enfin, les start-ups matures peuvent bénéficier d’un programme intense d’accélération : développé en partenariat avec Bpifrance, il est destiné à leur implantation et à leur réussite commerciale rapide sur les marchés américain ou chinois. En 2017, les 18 entreprises immergées dix semaines dans la Silicon Valley ont levé 169 millions de dollars et signé 200 contrats. Le dispositif est donc opérationnel. Nous allons le faire monter en puissance.

Interview Francophone : Quels sont les objectifs de Business France dans les 5 prochaines années ? 

 

Christophe Lecourtier : Nous poursuivons un double objectif : en premier lieu, « plus d’exportateurs et plus d’exportations », car le nombre d’entreprises exportatrices françaises est bien trop faible comparé à celui de nos voisins allemands et italiens ; en second lieu, accueillir davantage encore d’investisseurs étrangers créateurs d’emplois en France. Pour y parvenir, j’ai initié une rénovation complète du dispositif public pour l’accompagnement des entreprises à l’export ; une rénovation qui contribuera également à renforcer l’attractivité de nos territoires et l’efficacité de l’aide apportée aux investisseurs étrangers en France. 

Ce projet part d’un constat lancinant : les acteurs au service de l’internationalisation des entreprises françaises travaillent chacun dans leur coin alors qu’ils exercent des missions complémentaires. En s’unissant, ils doivent donc pouvoir être plus efficaces, aussi bien individuellement – chacun se spécialisant dans son domaine d’excellence – que collectivement – leurs missions étant davantage coordonnées. L’idée est simple, la difficulté toute d’exécution.

En 2018, nous avons créé une Team France Export qui a vocation à réunir tous ces acteurs, qu’ils soient publics ou privés. Ensemble, nous allons proposer aux PME et ETI un dispositif unifié, complet et personnalisé d’accompagnement à l’export, avec un guichet unique en Région et un seul correspondant de Team France Export dans chaque pays.

Avec Bpifrance et les Chambres de commerce et d’industrie, nous avons installé dans les territoires un réseau de 250 « conseillers internationaux » disposant de l’ensemble des informations et opportunités sur les marchés étrangers. Ils apporteront aux entreprises les meilleures solutions de marché, de financement et de garantie, en fonction de leur maturité et de leurs moyens. 

Une plateforme numérique commune – la « plateforme régionale des solutions » – sera déployée à partir du mois d’avril. Elle regroupera les offres d’accompagnement et de financement publics à l’export et le meilleur des offres du secteur privé, aux fins de détecter, préparer et orienter les primo-exportateurs. Elle sera adossée à une base de données partagée par les Régions, Business France et les CCI, qui permettra d’assurer de manière mutualisée et personnalisée le suivi des entreprises.

À l’étranger, Business France a initié la mise en place d’un correspondant unique Team France Export en concédant son activité dans certains pays à un acteur public ou privé. Nous venons de le faire en Norvège, à Singapour, en Belgique, en Hongrie, aux Philippines et au Maroc. 

Les cinq prochaines années seront consacrées à l’optimisation de ces guichets uniques, en France comme à l’international.

 

 

Interview Francophone : Quelle est l'évolution des relations de la France avec les membres de l'UE en termes d'exports français et d'accueil des investissements européens en France ?

 

Christophe Lecourtier : Étant donné sa proximité et sa prospérité, le marché intérieur européen est la destination la plus évidente pour nos entreprises. L’Union européenne demeure notre première région d’exportations, loin devant les autres continents. En 2018, nos exportations ont progressé plus fortement vers les pays de l’Union (+4,5 %) que vers le reste du monde (+3,1 %). Les pays ayant contribué le plus fortement à cette sont l’Espagne, la Belgique et l’Allemagne. Celle-ci demeure notre principal client en 2018 (70,7 Mds€), suivie des États-Unis (38,4 Mds€) puis de l’Espagne (37,6 Mds€). Notre déficit commercial vis-à-vis de l’Union européenne s’est réduit l’année dernière de 3,7 Mds€.

Si l’on considère les investissements, l’Union Européenne conserve sa première place de premier investisseur en France, avec environ 60 % des projets d’investissement étrangers. L’Allemagne, l’Italie et la Grande-Bretagne sont les principaux pays européens investisseurs. Viennent ensuite la Belgique, la Suisse, les Pays-Bas et l’Espagne. 

 

 

Interview Francophone : Quelle est votre meilleure expérience a Business France ?

 

Christophe Lecourtier : La plus récente est bien évidemment d’avoir réussi à réunir des acteurs publics de l’export qui, jusqu’ici, travaillaient chacun de leur côté, malgré leur complémentarité manifeste. Réussir enfin à mettre en commun efficacement nos expertises et nos équipes au service de la projection à l’international de nos entreprises, quelle satisfaction ! C’est un témoignage fort de la capacité d’adaptation de la sphère publique à la nouvelle donne mondiale et donc une très bonne nouvelle pour notre pays et notre économie.

 

 

Interview Francophone : Quel conseil et souhait avez-vous pour vos potentiels partenaires d'affaires de la France (pour augmenter les exports français et l'investissement étranger en France) ? 

 

Christophe Lecourtier : Mon conseil est simple : rejoignez-nous, intégrez la Team France Export ! Et cette offre s’adresse particulièrement cette année aux acteurs privés de l’accompagnement à l’export. Le 6 février, nous avons signé une convention avec les Conseillers du commerce extérieur de la France. Actuellement, nous démarchons les sociétés de négoce et les sociétés d’accompagnement à l’international ainsi que les Chambres de commerce et d’industrie à l’étranger. L’objectif est que toutes fassent valoir leurs services au sein de la Team France Export en complément de ceux que nous offrons déjà à nos clients – je pense, par exemple, à l’établissement d’une représentation commerciale ou à la création de filiale, aux conseils juridiques et fiscaux, ou encore au portage salarial et à l’hébergement.

 

 

Interview Francophone : Face à l’ébullition entrepreneuriale en France, particulièrement dans le numérique, comment Business France intègre dans ses stratégies d'accompagnement à l'export ce nouveau vivier de jeunes pousses ?

 

Christophe Lecourtier : Depuis près de sept ans, Business France a fait de l’accompagnement des start-ups à l’international une priorité de son action. Nous avons mis en place un triptyque de services d’internationalisation destinés à couvrir les besoins des start-ups aux différents stades de leur développement. Nous accompagnons les débutantes en recherche de notoriété et de financement sur des événements mondiaux incontournables de la Tech. Aux start-ups plus avancées, nous proposons des programmes d’immersion dans un pays – les French Tech Tour et les French Tech Days – pour les préparer à s’implanter efficacement sur le marché sélectionné. Enfin, les start-ups matures peuvent bénéficier d’un programme intense d’accélération : développé en partenariat avec Bpifrance, il est destiné à leur implantation et à leur réussite commerciale rapide sur les marchés américain ou chinois. En 2017, les 18 entreprises immergées dix semaines dans la Silicon Valley ont levé 169 millions de dollars et signé 200 contrats. Le dispositif est donc opérationnel. Nous allons le faire monter en puissance.